À quoi sert, au fond, d’apprendre à lire et à écrire ? La réponse dépasse largement la salle de classe. Savoir lire, c’est pouvoir comprendre une notice de médicament, déchiffrer un contrat, suivre les informations, connaître ses droits. Savoir écrire, c’est pouvoir formuler une demande, défendre une cause, transmettre une idée. L’alphabétisation n’est pas une fin en soi : c’est une porte d’entrée vers la pleine participation à la vie de la cité.
Une communauté où chacun peut lire, écrire et s’informer est une communauté plus forte, plus difficile à tromper, mieux armée pour défendre ses intérêts. L’éducation produit des citoyens capables de poser des questions, de participer aux décisions qui les concernent, de prendre en main leur propre développement. C’est ce qu’on appelle l’autonomisation : non pas attendre que les solutions viennent d’ailleurs, mais disposer des moyens d’agir soi-même.
Le lien entre éducation et citoyenneté est particulièrement fort lorsque l’apprentissage se fait dans les langues nationales. Une information comprise dans sa propre langue touche plus juste, mobilise davantage, permet une participation réelle plutôt que de façade. La démocratie et le développement ont besoin de citoyens informés, et l’information ne circule pleinement que dans les langues que les gens parlent vraiment.
C’est pourquoi DELAN ne sépare jamais l’éducation de la citoyenneté. Promouvoir la lecture, l’écriture et les langues nationales, c’est œuvrer pour une société où chaque personne devient actrice de son destin et de celui de sa communauté. Lire et écrire pour comprendre, comprendre pour participer, participer pour transformer : telle est la chaîne que nous voulons renforcer, maillon après maillon.



